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Micro KLEIO 47 : le meilleur du STIMER et du KRIVO réunis ?

par Oct 4, 2026Matériel

Vous jouez de la guitare manouche en concert ou en jam ?

Alors vous connaissez sûrement ces petits moments de solitude : la patafix qui laisse des traces sur le vernis, le micro qui tourne en plein morceau, ou le câble qui lâche juste avant le concert.

Pour amplifier une guitare manouche avec un micro magnétique, deux noms reviennent sans arrêt : le Stimer et le Krivo. Deux excellents micros, mais chacun avec ses petits défauts qui, à la longue, finissent par agacer.

Et si un troisième micro réunissait enfin le meilleur des deux ?

C’est la promesse du micro Kleio 47. Je l’ai testé pour vous et je vous partage ici mon avis honnête, mes mesures, mes comparaisons sonores… et aussi ses limites.

Pour être transparent avec vous : ce micro m’a été offert par Daniel, du site Médiator le Niglo, revendeur officiel du Kleio 47 en France. Mais je reste totalement libre de mon avis, sur ce qui est réussi comme sur ce qui l’est un peu moins.

🎸 Pourquoi choisir un micro magnétique pour votre guitare manouche ?

Avant de parler du Kleio 47, un petit rappel utile.

Pour amplifier une guitare manouche, il existe deux grandes familles de micros : les micros acoustiques (NV Tone, Xvive U8, Audio-Technica, DPA…) et les micros magnétiques (Stimer, Krivo, Pêche à la Mouche…).

Ils ne fonctionnent pas du tout de la même manière. Et c’est justement cette différence qui explique tout le reste : le son, la facilité d’utilisation… et le fameux larsen.

🎤 Comment fonctionne un micro acoustique ?

Un micro acoustique fonctionne comme une oreille. Il capte les vibrations de l’air, c’est-à-dire le son qui sort réellement de votre guitare.

Son gros avantage : il restitue le son naturel et boisé de votre instrument. Ce que vous entendez dans l’ampli ressemble beaucoup à ce que vous entendez quand vous jouez sans amplification.

Mais cette oreille a un défaut : elle entend tout. Y compris le son qui sort de votre ampli ou de la sono.

Et c’est là que le larsen apparaît. Le micro capte le son de l’ampli, le renvoie dans l’ampli, qui le renvoie dans le micro… La boucle s’emballe et vous obtenez ce sifflement strident qui vient gâcher un chorus sur Minor Swing.

C’est un peu comme deux personnes qui se répètent la même phrase en parlant chacune un peu plus fort que l’autre. Au bout de quelques secondes, tout le monde crie.

Un micro acoustique demande donc un peu plus de précautions : bien placer l’ampli, surveiller le volume, régler l’égaliseur… Surtout dans les petits lieux où l’on joue fort.

🧲 Comment fonctionne un micro magnétique ?

Un micro magnétique fonctionne tout autrement. À l’intérieur, on trouve un aimant entouré d’un fil de cuivre enroulé (une bobine).

Quand vos cordes métalliques vibrent au-dessus de l’aimant, elles perturbent son champ magnétique. Et cette petite perturbation se transforme en signal électrique, envoyé directement à l’ampli.

Autrement dit : le micro magnétique n’écoute pas l’air, il « sent » le mouvement des cordes.

Et c’est pour ça qu’il est quasiment insensible au larsen. Le son de l’ampli circule dans l’air, mais le micro, lui, ne s’y intéresse pas. La boucle ne peut pas se former.

Résultat, les micros magnétiques ont trois gros avantages :

  • Ils résistent très bien au larsen. C’est leur plus grande force. Vous pouvez jouer fort, dans un petit lieu, avec un gros volume, sans stress.
  • Ils s’installent et se retirent facilement. Ce sont des micros amovibles : pas besoin de percer ni de modifier votre guitare.
  • Ils sont très simples à utiliser. Vous installez le micro, vous branchez, vous allumez l’ampli. Et ça fonctionne tout de suite.

C’est pour toutes ces raisons que j’aime beaucoup les micros magnétiques en live.

Mais il faut savoir une chose : comme il capte les cordes et non la caisse de la guitare, un micro magnétique donne un son électrique. Pas le son acoustique de votre instrument. C’est le son du Django électrique d’après-guerre, celui qu’on entend sur ses enregistrements de la fin des années 1940.

🪵 Et les capteurs de vibration ?

Il existe une troisième famille, plus discrète : les capteurs de vibration, comme le CS Sensor.

Ils se posent sur la table de la guitare et captent les vibrations du bois. Comme ils n’écoutent pas l’air, ils ne font pas de larsen eux non plus. Et comme ils captent la table, leur son se rapproche davantage du son acoustique qu’un micro magnétique.

En contrepartie, le rendu reste moins naturel qu’un vrai micro acoustique. Une solution intermédiaire, intéressante selon vos besoins.

🎯 Alors, quel type de micro choisir ?

  • Vous voulez le son le plus naturel possible ? Le micro acoustique, en acceptant de gérer le larsen.
  • Vous voulez de la simplicité et zéro larsen, avec le son électrique de Django ? Le micro magnétique.
  • Vous cherchez un compromis ? Le capteur de vibration.

Dans la suite de cet article, on se concentre sur la famille des micros magnétiques, et en particulier sur le micro Kleio 47.

❌ Stimer et Krivo : deux classiques avec leurs limites

Pendant des années, j’ai joué avec ces deux micros en concert. Je les connais bien, avec leurs qualités… et leurs petits défauts.

Le Stimer : le micro historique

Le Stimer, c’est le micro de Django. Celui qu’il utilisait à partir de la fin des années 1940. Pour beaucoup de guitaristes, jouer avec un Stimer, c’est un peu comme porter un morceau d’histoire du jazz manouche sur sa guitare.

Je vous en parle en détail dans mon test du micro Stimer Yves Guen, mais voici l’essentiel.

Ses points forts :

  • son côté historique, et ce son électrique immédiatement reconnaissable
  • un bouton de volume, très pratique en concert
  • un bon équilibre général entre les cordes

Ses limites :

  • Il est épais : environ 8,6 mm sur ma version Yves Guen. Sur les guitares où les cordes sont basses, il ne passe tout simplement pas. Les cordes viennent taper dedans.
  • Sa fixation n’est pas optimale : patafix ou système d’aimants. Avec les aimants, mon micro avait tendance à tourner un peu. Quant à la patafix, elle laisse des traces sur la table.
  • Un équilibre perfectible : correct dans l’ensemble, mais les cordes de Si et de Mi aigu ressortent un peu moins bien.
  • Un son très typé électrique, qui plaît beaucoup à certains et moins à d’autres.

Le Krivo : le micro discret

Quelques années plus tard, je suis passé au Krivo. Et je l’ai beaucoup utilisé (vous pouvez retrouver mon test complet du micro Krivo).

Ses points forts :

  • il est plus fin (environ 5,4 mm) et s’adapte donc à plus de guitares
  • il est très discret une fois installé, on l’oublie presque
  • son son est un peu moins électrique, un peu plus naturel

Ses limites :

  • Pas de bouton de volume, ce qui manque vraiment en concert pour couper le son ou s’ajuster en plein morceau.
  • Un câble intégré : si le câble a un problème, le micro devient inutilisable. J’ai dû faire ressouder la prise jack plusieurs fois.
  • Une fixation à la patafix, avec les mêmes inconvénients que le Stimer.

Deux bons micros, mais aucun ne coche toutes les cases

C’est un peu comme hésiter entre deux voitures : l’une a un vrai caractère mais consomme beaucoup, l’autre est pratique mais n’a pas de coffre. Quel que soit votre choix, il vous manquera toujours quelque chose.

Le son historique d’un côté, la discrétion de l’autre. Et à chaque fois, des petits détails pratiques qui compliquent la vie en concert.

C’est justement là qu’intervient le Kleio 47.

🎸 Qui fabrique le micro Kleio 47 ?

Derrière le Kleio 47, il n’y a pas une grande usine. Il y a un homme : Dim.

Pour écrire cette partie, j’ai pris contact avec lui. Après quelques échanges, il a pris le temps de me répondre en détail et de me raconter son parcours, l’histoire du Kleio et la façon dont il fabrique chaque micro. Toutes les informations qui suivent viennent donc directement de lui.

Dim est ingénieur électricien. Pendant 15 ans, il a travaillé dans la construction électrique. Puis il a changé de vie : depuis maintenant 15 ans, il fabrique des micros de guitare. Une seconde carrière devenue, selon ses propres mots, bien plus personnelle que la première, parce que c’est quelque chose qu’il aime profondément faire.

Il travaille dans un petit atelier du centre d’Athènes, en Grèce, sous le nom de Gabojo Amplification. En plus du Kleio, il fabrique des micros pour Telecaster, des humbuckers, des P90, des micros de style Dynasonic et des Gold Foil.

Sa façon de travailler parlera à tous les guitaristes manouches. Il s’inspire des maîtres du passé et des sons qu’ils ont créés. De vieilles histoires, des modèles oubliés, et même de petites phrases de solos entendues sur d’anciens disques peuvent devenir le point de départ d’un nouveau micro.

C’est un peu comme relever un chorus de Django à l’oreille : on écoute, on réécoute, on cherche le petit détail qui fait tout… et on essaie de le recréer avec ses propres mains.

Un micro né d’une rencontre avec un luthier

L’idée du Kleio vient d’Adonis Goulielmos, luthier grec spécialisé dans les guitares manouches, à la tête de Goulielmos Guitars. À l’époque, Dim fabriquait déjà des micros pour guitares électriques. Et il le reconnaît lui-même : le projet Kleio a été un vrai défi.

L’objectif était clair : retrouver la couleur, le caractère et la personnalité d’une guitare Selmer-Maccaferri amplifiée. D’où un micro pensé dès le départ pour les guitares manouches petite bouche.

Et le nom ? Kleio, c’est le prénom de la fille d’Adonis. Il est écrit exactement comme elle l’écrivait elle-même, enfant, en lettres latines. Un joli clin d’œil, quand on sait que Kleio (Clio en français) est aussi la muse de l’Histoire dans la mythologie grecque. Plutôt bien trouvé pour un micro qui cherche à faire revivre un son historique.

Pourquoi « 47 » ?

Le chiffre n’a pas été choisi au hasard. Il fait référence à une période précise de la vie de Django.

Le tout premier modèle de la famille est le Kleio 51, sorti en 2014. Il s’inspirait de la dernière période de Django et de son célèbre concert au Club Saint-Germain en 1951.

Puis, en mai 2015, Dim a créé le Kleio 47, inspiré cette fois du son électrique de Django entre 1946 et 1950. À cette époque, l’amplification était encore rudimentaire. Et c’est justement ce mélange entre un matériel de fortune et l’attaque naturellement puissante de Django qui a donné ce son si reconnaissable.

Le Kleio 51 n’est plus fabriqué depuis 2023. Aujourd’hui, c’est donc le Kleio 47 qui porte seul le nom.

Dès le départ, un autre objectif guidait le projet : équilibrer le micro entre les cordes, et en particulier la corde de Si, le point faible classique des micros magnétiques. Le micro a d’ailleurs été réglé en pensant aux cordes Argentine de Savarez, les plus utilisées en manouche.

4 à 5 heures de travail pour un seul micro

Fabriquer un Kleio 47 demande environ 4 à 5 heures, avec de nombreuses étapes.

Le capot est en maillechort (nickel silver en anglais). Dim le met en forme lui-même, avec une presse hydraulique manuelle et des moules qu’il a fabriqués. Viennent ensuite les perçages : cinq trous dans le capot, cinq trous correspondants dans la plaque du dessous pour les vis qui les assemblent, le taraudage, puis les ouvertures pour le potentiomètre de volume et la prise RCA.

Les étapes les plus exigeantes ? La mise en forme et la découpe du métal, et surtout le polissage final.

Un détail montre bien son niveau d’exigence. Depuis trois ans, Dim ne fait plus nickeler ses capots pour les rendre brillants. Ce procédé dépose d’abord une très fine couche de cuivre qui, selon son expérience, atténuait légèrement les aigus. Il a donc choisi de garder un capot en maillechort simplement poli. Un choix invisible à l’œil… mais pas à l’oreille.

Comme chaque capot est façonné à la main, l’épaisseur varie légèrement d’un micro à l’autre. Dim vise 7 mm, et la plupart des Kleio 47 mesurent entre 7,1 et 7,2 mm. Au-delà de 7,3 mm, le micro est tout simplement écarté.

Enfin, chaque micro est testé avec soin. Et même après toutes ces années, Dim avoue ressentir la même chose avant de jouer la première note : « Comment celui-là va-t-il sonner ? Est-il assez vocal ? A-t-il une bonne dynamique ? Est-il bien équilibré ? » Un moment qu’il dit beaucoup aimer.

Si vous êtes curieux, Dim a tourné une petite vidéo dans son atelier, sur la fabrication de la pochette de protection. Elle donne un aperçu de l’endroit où naissent ces micros.

Ce que ça change pour vous

Un Kleio 47 ne sort pas d’une chaîne de production. C’est un micro fabriqué à la main, garanti deux ans, et même disponible en version gaucher sur demande.

Et ça se sent. Dans la finition, dans le soin apporté aux détails comme le repère de la corde de Si, et dans cette démarche : chercher à retrouver un son, plutôt que simplement fabriquer un micro de plus.

🎯 Point n°1 : une fixation enfin pratique

La première chose qui m’a séduit sur le Kleio 47, c’est sa fixation.

Au dos du micro, il y a une petite patte métallique à ressort qui vient se glisser et se bloquer sous la touche de la guitare. Le dessous du micro est aussi recouvert d’une bande de protection pour ne pas abîmer la table.

Pas de patafix. Pas d’aimant qui tourne en plein morceau.

C’est la différence entre accrocher un tableau avec du scotch et le poser sur un vrai crochet. Les deux tiennent… mais un seul vous laisse tranquille.

Comment installer le micro Kleio 47

L’installation se fait en trois gestes :

  1. Glissez le micro sous les cordes, au niveau de la bouche, la patte vers la touche.
  2. Alignez le repère « B » gravé sur le micro avec la corde de Si.
  3. Poussez jusqu’à ce que la patte se bloque sous la touche.

Et pour le retirer, même geste dans l’autre sens.

Pourquoi c’est important

  • l’installation prend quelques secondes, même juste avant de monter sur scène
  • aucune trace de patafix sur le vernis de votre guitare
  • le micro reste stable pendant tout le concert

Les limites à connaître

Le Kleio 47 est conçu pour les guitares petite bouche.

Sur une grande bouche, certains guitaristes arrivent à l’installer à l’envers. Mais tout dépend des barrages à l’intérieur de la guitare. Sur la mienne (mon ALD grande bouche), un barrage empêche même de passer le micro.

Même sur une petite bouche, le fabricant précise deux points à vérifier :

  • la position des barrages : s’ils sont trop proches du bord de la bouche, ils empêchent de pousser le micro jusqu’à la touche
  • l’épaisseur de la touche : frettes comprises, elle doit dépasser l’épaisseur du micro (environ 7 mm), sinon le micro ne passera pas sous les cordes

Le plus simple est de vérifier avant d’acheter. Gabojo a d’ailleurs fait une vidéo pour contrôler la compatibilité de votre guitare.

👉 Si vous avez une guitare grande bouche, je vous conseille plutôt de vous tourner vers un autre système d’amplification.

🎯 Point n°2 : un son équilibré, entre Stimer et Krivo

Sur beaucoup de micros magnétiques, on rencontre un problème classique : l’équilibre entre les cordes. Une corde ressort plus que les autres, ou au contraire disparaît un peu. Et c’est souvent la corde de Si qui pose problème.

En manouche, ça se remarque vite. En pompe, une corde plus faible déséquilibre tout l’accord. En solo, vos phrases dans l’aigu perdent de leur présence dès que vous passez sur la corde de Si.

Le Kleio 47 répond à ça avec un détail simple mais malin : un petit trait repère marqué d’un « B » (B pour la note Si) sur le dessus du micro. Il suffit d’aligner ce trait avec la corde de Si pour placer le micro exactement au bon endroit.

Mes conditions de test

Pour que vous entendiez le vrai son du micro, j’ai testé dans des conditions simples :

  • l’ampli Traveler 6 de Prodipe, qui fonctionne sur batterie
  • basses, médiums et aigus au milieu
  • aucun effet, aucune reverb
  • un simple micro devant l’ampli

Comme ça, c’est le son que vous auriez chez vous ou en live.

Mon ressenti sur le son du Kleio 47

Le Kleio 47 a beaucoup de présence et il est très bien équilibré.

Face au Stimer, avec la même prise RCA et un niveau de sortie similaire, la différence s’entend sur les cordes de Si et de Mi aigu : le Kleio est plus homogène.

Face au Krivo, qui reste bien équilibré et un peu moins électrique, le Kleio tend plutôt vers le son du Stimer.

Mais à mon oreille, il est un peu plus chaleureux, un peu plus rond et un peu plus équilibré que le Stimer et le Krivo.

C’est comme une équipe où chacun porte le même poids : aucune corde ne tire la couverture à elle.

👉 Le mieux reste de juger par vous-même : j’ai fait une démo avec de la pompe et quelques bouts de solo sur les trois micros dans la vidéo en haut de cette page.

Mon avis après plusieurs mois de concerts

Petite précision importante : au moment du tournage, j’avais ce micro depuis quelques semaines seulement.

Entre sa réception, le tournage de la vidéo et la publication de cet article, il s’est écoulé un peu de temps. Et ce temps a été précieux : il m’a permis de tester le Kleio 47 dans de nombreux concerts et dans des contextes très différents.

Un premier essai à la maison, c’est un peu comme un premier rendez-vous : tout le monde fait bonne impression. C’est sur la durée qu’on découvre vraiment à qui on a affaire.

Quelques mois plus tard, mon avis n’a pas changé. C’est même devenu mon micro principal pour tous mes concerts.

🎯 Point n°3 : les détails qui changent tout en concert

Sur le papier, ce sont des détails. Mais en concert, ce sont souvent eux qui font la différence entre un micro qu’on supporte et un micro qu’on adore.

Le bouton de volume

C’est ce qui me manquait le plus sur le Krivo.

Vous coupez le son quand vous posez la guitare entre deux morceaux ou pendant une pause. Vous montez un peu pour un chorus sur Les Yeux Noirs, puis vous redescendez pour la pompe. Sans toucher à l’ampli.

C’est un peu comme avoir la télécommande dans la main plutôt que de devoir se lever pour régler le son de la télé. Une fois qu’on y a goûté, difficile de s’en passer.

Le câble amovible

Le câble fourni fait environ 3 mètres, avec :

  • une prise RCA coudée côté micro, pour que le câble ne vous tombe pas sur les genoux
  • une prise jack classique côté ampli

Et surtout, si le câble a un souci, vous le remplacez. Le micro, lui, reste utilisable. Fini la soudure qui lâche juste avant le concert.

Bonus pratique : c’est la même prise RCA que sur le Stimer. Si vous avez déjà un câble de Stimer, il fonctionne aussi avec le Kleio 47, et inversement. De quoi garder un câble de secours dans votre étui.

Une épaisseur raisonnable

C’est un point essentiel : si le micro est trop épais pour votre guitare, les cordes viennent taper dedans et il devient inutilisable.

On me pose souvent la question, alors j’ai fait mes propres mesures. Pour être honnête avec vous, j’ai utilisé un petit pied à coulisse acheté spécialement pour le tournage de cette vidéo. C’est un gadget pratique, mais probablement pas un outil de précision.

Résultat : mes mesures sont légèrement différentes de celles annoncées par les fabricants. Plutôt que de choisir, je vous donne les deux, pour que vous ayez le maximum d’informations :

  • Kleio 47 : entre 6,7 et 6,9 mm selon mes mesures (7 mm visés par le fabricant, 7,3mm maximum)
  • Stimer Yves Guen : environ 8,6 mm selon mes mesures (8 mm annoncés par le fabricant)
  • Krivo : environ 5,4 mm selon mes mesures (6 mm annoncés par le fabricant)

À vous de voir si vous préférez vous baser sur mes mesures ou sur les chiffres officiels.

Mais attention, ces chiffres ne disent pas tout. Il faut aussi tenir compte de la fixation.

Le Stimer et le Krivo se fixent avec de la patafix. Et la patafix, placée sous le micro, ajoute quelques millimètres d’épaisseur. Le Kleio 47, lui, tient grâce à sa patte de fixation : aucune surépaisseur.

Résultat : un Krivo posé avec un peu trop de patafix peut, au final, se retrouver plus épais qu’un Kleio 47 😉

Donc, dans la pratique, le Kleio est nettement plus fin que le Stimer, et très proche du Krivo une fois celui-ci installé. Il passe sous les cordes de la majorité des guitares.

👉 Si votre guitare a des cordes très basses, gardez une petite marge de sécurité et vérifiez l’espace disponible avant d’acheter.

Une finition haut de gamme

Le micro est vraiment très beau. Le design fait premium, avec des finitions soignées dans les moindres détails. À mon goût, il est même un peu plus haut de gamme que le Stimer en termes de finitions.

Et ce soin se retrouve jusque dans la boîte. À l’intérieur, vous trouvez :

  • le micro, rangé dans une petite pochette en velours, que Dim fabrique lui-même dans son atelier
  • le câble de 3 mètres
  • un certificat de garantie
  • une petite notice qui explique comment bien positionner le micro par rapport à la corde de Si

C’est un peu comme un plat servi dans une belle assiette : ça ne change pas le goût, mais ça montre tout de suite que quelqu’un a pris le temps de bien faire les choses.

Un détail ? Peut-être. Mais quand on sait que chaque micro, et même sa pochette, est fabriquée à la main, ça prend tout son sens.

❌ Les limites du micro Kleio 47

Aucun micro n’est parfait. Et un test honnête, c’est aussi un test qui parle de ce qui fonctionne un peu moins bien. Voici ce qu’il faut savoir avant de l’acheter.

1. Il est pensé pour les guitares petite bouche

C’est sa principale limite. Sur une guitare grande bouche, il y a de fortes chances que vous ne puissiez pas le fixer correctement, à cause de la position des barrages.

2. Il peut ne pas passer sur certaines guitares

Si vos cordes sont très basses ou votre touche très fine, même un micro d’environ 7 mm peut ne pas trouver sa place. D’où l’intérêt de vérifier la compatibilité de votre guitare avant de commander.

3. C’est un micro magnétique

Ce n’est pas vraiment un défaut, mais c’est un choix à faire en connaissance de cause : vous n’aurez pas le son acoustique de votre guitare. Certains adorent ce son électrique à la Django, d’autres préfèrent un rendu plus naturel.

Et le prix du Kleio 47 ?

Au moment où j’ai tourné la vidéo, le Kleio 47 se situait entre 250 et 300 euros. Les prix pouvant évoluer, je vous conseille de vérifier directement sur la page du Kleio 47 sur le site Médiator le Niglo.

C’est un budget conséquent, mais qui reste dans les prix du marché pour un micro de ce niveau.

Et il faut le voir comme un investissement sur la durée. Un micro que vous installez en quelques secondes, qui ne vous lâche pas à cause d’une soudure, et qui vous accompagne concert après concert pendant des années… ramené au nombre de fois où vous allez l’utiliser, le calcul devient vite intéressant.

🧠 Stimer, Krivo ou Kleio 47 : quel micro magnétique choisir ?

Soyons clairs : le Kleio 47 n’est pas « meilleur » que tous les autres. Chaque micro a sa personnalité. Tout dépend de ce que vous recherchez.

  • Vous voulez un micro ultra fin et discret ? Le Krivo. Une fois installé, il se fait vraiment oublier.
  • Vous voulez le micro traditionnel, celui de Django ? Le Stimer, le grand classique du style.
  • Vous voulez un son électrique bien équilibré, avec toutes les facilités pratiques en concert ? Le Kleio 47, qui se place un peu entre les deux.

C’est un peu comme choisir une paire de chaussures : la meilleure n’est pas la plus chère ni la plus célèbre, c’est celle dans laquelle vous êtes bien.

Au final, le meilleur micro, c’est celui qui correspond à votre guitare et à votre manière de jouer.

🚀 Votre plan d’action pour choisir votre micro

  1. Regardez la bouche de votre guitare. Petite bouche ou grande bouche ? C’est le premier filtre.
  2. Vérifiez l’espace entre la table et les cordes. Si vos cordes sont très basses, privilégiez un micro fin, et pensez à l’épaisseur ajoutée par la patafix.
  3. Définissez le son que vous cherchez. Électrique façon Django (micro magnétique), ou plus naturel (micro acoustique) ?
  4. Pensez à votre usage. En concert, un bouton de volume et un câble amovible font une vraie différence.
  5. Écoutez avant de décider. Comparez les trois micros sur les démos de la vidéo, avec vos propres oreilles.

👉 Ce qu’il faut retenir

Le micro Kleio 47 réunit beaucoup de ce que j’aimais chez le Stimer et le Krivo, en corrigeant leurs petits défauts : une fixation sans patafix, un bouton de volume, un câble amovible et un son bien équilibré, grâce à sa conception et au repère de la corde de Si.

Sa vraie limite, c’est qu’il est pensé pour les guitares petite bouche.

Et plusieurs mois après, il ne quitte plus ma guitare en concert.

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